
L’insuffisance de capacité d’assainissement de la commune occasionnait des pics de pollution dans le ruisseau de rejet, l’ Allarenque, qui n’étaient pas acceptables et qui ont conduit à un moratoire des permis de construire en 2010 au titre de l’article R 111-2 du Code de l’Urbanisme.
La restauration de ces capacités d’assainissement a été précédée de la réalisation d’un schéma directeur de l’assainissement, document indispensable à toute autorisation et toute subvention.
Constat et diagnostic de l’existant, ce document a été complété par une étude prospective, qui a clairement établi que l’hypothèse de la création d’une seconde station d’épuration desservant le versant Sud du village n’était pas tenable tant pour des raisons techniques que financières.
Ce même schéma directeur a conclu, contrairement à ce qui pouvait apparaître de prime abord, qu’il était opportun de démarrer par la construction d’un nouvel équipement avant de traiter la remise en état des réseaux.
Le terrain dont disposait la commune autour de l’ancienne station d’épuration était impropre à la construction car situé partiellement en zone de risque inondation répertoriée par le PPRI (plan de prévention du risque d’inondation). Il a donc été nécessaire de trouver un terrain d’implantation. Cela a pu se réaliser à proximité de l’ancienne station où une parcelle a été acquise au prix évalué par le service France-Domaines, pour un montant de 24 500 euros.
Une consultation de bureaux d’études a été menée pour désigner un assistant à la maîtrise d’oeuvre, c’est le cabinet Cereg qui a été retenu.
Après la réalisation d’un cahier des charges et des clauses particulières, une seconde consultation a été lancée afin de rechercher un maître d’œuvre : c’est l’entreprise SAUR qui a présenté le meilleur projet.
Parallèlement, commençait la recherche du financement de cet équipement. Ces démarches ont été réalisées dans le cadre d’un comité de pilotage dont ont fait partie Monsieur le Sous-Préfet du Gard à Alès et ses services, l’ agence de l’eau et les services du Conseil général.
Déposé le 28 août 2013, après un long périple adminsitratif obligatoire, le permis de construire a été accordé le 23 octobre 2013.
Les travaux ont démarré le 18 novembre suivant ; malgré des intempéries nombreuses, le planning prévisionnel a pu être tenu et la nouvelle installation a été mise en service fin janvier.
Depuis lors, après une courte période de gestion manuelle, cet équipement fonctionne de manière automatique et reste sous observation pour une période d’évaluation de trois mois.
De type physico-bactérien, cette nouvelle station d’épuration sera complétée en sortie au printemps par une filière de phyto-épuration qui, au final, permettra d’améliorer sensiblement la qualité du milieu aval. C’est cette amélioration du mileu naturel qui a justifié un abondement de la participation financière de l’Agence de l’eau.
D’un coût total hors taxes (hors acquisition foncière) de 1 592 000 euros, cet équipement a bénéficié des subventions suivantes : 611 700 euros de l’agence de l’Eau, 332 000 euros de l’Etat et 330 000 euros du Conseil général. Ce qui laisse 318 300 euros à la charge de la commune et révèle un taux de subventionnement inespéré de 80 %.
Au terme de la validation des tests de fonctionnement il sera entrepris la démolition partielle de l’ancienne installation.
Seuls seront conservés le bâtiment technique et le plus grand des bassins. Celui-ci, partiellement modifié sera utilisé comme bassin tampon en période d’orage afin de réguler les volumes traités.
La capacité de cette nouvelle station d’épuration doit permettre, ce qui n’était pas le cas de la précédente, d’avoir une capacité de traitement suffisante à un terme de 20/25 ans compte tenu du taux moyen d’accroissement de la population du village.
Une fois complètement achevée cet équipement, déjà opérationnel, l’accent pourra être mis sur la rénovation du réseau d’assainissement par tranches successives.
Le mode de gestion de l’assainissement à LEDIGNAN reste le même : une gestion directe en régie par les services techniques communaux constitue la garantie du meilleur coût d’exploitation.

